
| Avis du BD-Vore:
Après " Le troisième Testament ", où comment un ancien inquisiteur parcours l'Europe à la recherche de la parole divine, Dorison s'attaque à un volet plus récent de notre histoire, la " Grande Guerre ", la " der des der ", à la Première Guerre Mondiale. " Les Sentinelles " est un récit habillement construit, autour de la guerre de 14-18, mettant en scène des hommes ordinaires, des soldats, confrontés aux atrocités d'une boucherie programmée. Partis fleur au fusil et mèche au vent, les poilus de 14, pantalon rouge en point de mire, vont vite crouler sous la mitraille allemande et l'armée française subir de trop lourdes pertes pour espérer venir à bout d'un ennemi mieux préparé, mieux armé et surtout moins fanfaron. Un colonel de l'armée françasie décide alors de relancer un ancien projet militaire, avorté pour cause de matériel défaillant, contre l'avis de sa hierarchie et dans un but purement patriotique.Ce projet s'appelle Sentinelle, et consiste à équiper des hommes, des soldats, de membres mécaniques, et d'envoyer ces militaires de métal, en première ligne pour combattre et détruire l'assaillant au casque à pointe. Le projet Sentinelle est relancé grâce à l'invention d'un jeune savant, Gabriel Feraud qui met au point une pile au radium, et dont la puissance permettrait d'alimenter sur du long terme ces bêtes de guerre de l'armée française.Seulement voilà, il y a un hic ! Le savant ne souhaite pas céder son invention à l'armée, mais son incorporation au sein de l'armée et son envoie au front auront raison de lui.Surtout qu'il deviendra la première sentinelle "nouvelle génération", le nouveau Taillefer, objet de sa propre invention, bien malgré lui. Comme pour " Le troisième testament ", le scénario de l'oeuvre est solide et entrainant.L'action est constante, les scènes de guerre, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ne sont pas la dominante de l'oeuvre, et Dorison préfère insister sur le côté plus psychologique de ce conflit mondial et sur ses répercutions et ses conséquences sur le moral des hommes. Taillefer serait-il le premier super-héros franchouillard ? Par contre et malheureusement, comme pour le " Troisième Testament ", et c'est récurent chez Dorison, c'est cette manie de s'attacher les services d'un dessinateur qui gâche un peu le tout.C'est vrai que le dessin est plutôt moyen, mais le pire demeure encore une fois la colorisation, très médiocre. Malgré ces graphismes bas de gamme, le prochain tome des Sentinelles devrait être passionant et nous en apprendre un peu plus sur l'avenir de cet audacieux projet militaire et sur le devenir du tout premier cobaye humain. |
Résumé Editeur " Les moissons d'acier ":
Parce qu'il fallait dépasser les capacités humaines, la science les a fabriqués: les Sentinelles.
En 1911, lors de l'intervention française au Maroc, une section secrète de l'armée, la division ''Sentinelles'', teste sa nouvelle arme: Taillefer, un soldat sur lequel ont été greffés des membres métalliques. Insensible aux balles, déchirant les barbelés comme du papier, le soldat d'acier semble indestructible… Jusqu'à ce qu'il s'arrête net au beau milieu du combat. Ses batteries sont à plat!
En 1914, inspiré par les travaux de Pierre et Marie Curie, Gabriel Feraud, jeune scientifique, conçoit la pile au radium. Le colonel Mirreau entrevoit alors les potentialités d'une telle énergie sur ses Taillefer… Mais Feraud, antimilitariste, refuse… La guerre est déclarée, Feraud mobilisé. Le 8 août 1914, il est fauché par un obus allemand et amputé de tous ses membres. Transporté à l'hôpital, Mirreau lui fait une proposition: donner la pile au radium au docteur Kropp, le ''créateur'' des Sentinelles, et devenir le nouveau Taillefer…
Sur fond de réalité historique, cet album de ''rétro science-fiction'' aux couleurs modernes et acides donne naissance, pour la première fois, à un super-héros français: Taillefer. |