

| Avis du BD-Vore:
Oooouuuuaaaahhhh, la claque ! Je pensais avoir atteint des sommets dans le gore, le sanguinolent et la boucherie en gros avec des titres comme " The Punisher " ou " The Authority ", mais je dois avouer que c'était sans compter sur l'adaptation BD du mythique " Vendredi 13 ", film d'horreur de série B de 1980. Le film, ou plutôt les films, mettant en scène ces jeunes gens qui décident de s'installer au camp de vacances de Crystal Lake pour y perdre bras, jambes, têtes et autres membres de leurs anatomies, je m'en souviens très bien, et pour cause... Je n'avais que 10 ans à l'époque de la sortie ciné de l'épisode 1, et ce n'est qu'à l'occasion de la sortie VHS du titre, que je me suis fait mes premières frayeurs cinématographiques. Voir tous ces jeunes étudiants américains, insouciants, voire couillons, se faire trucider, dépesser, torturer, décapiter, débiter en fines tranches par un maniaque de la machette porteur d'un masque de hockey, n'est pas de tout repos pour l'adolescent pré-pubère et naif que j'étais à l'époque. Sans compter les scènes coquines censer mettre un peu de piment, voire de légèreté au sombre tableau que nous livrait Sean S. Cunningham, réalisateur du premier volet de cette longue série des " Vendredi 13 ", qui en comptera onze au final...des volets pas des vendredi. Petit rappel des faits: " Eté 1957, Pamela Voorhees travaille dans le camp de vacances de Crystal Lake. Elle est accompagné de son fils, Jason, qui souffre d'une infirmité physique, une paralysie faciale. Ce dernier est le souffre douleur des autres enfants de la colonie. Jason tombera dans le lac et, ne sachant pas nager, il se noiera, échappant à la vigilance des gentils organisateurs, trop occupés à batifoler dans une des chambres de la résidence estivale. Le corps de jason ne sera jamais retrouvé par la police locale. Folle de rage, Mme Voorhees se vengera et assassinera tous les moniteurs, ou presque, venus, en 1980, renover ce charmant lieu de vacances qu'est Crystal Lake. Presque, car Alice, seule survivante de ce carnage organisé, fera gouter de la machette et étetera Mme Voorhees, sous les yeux de, je vous le donne en mille....Jason , bien sûr ! Ce dernier ayant échappé à une mort certaine par noyade prolongée, c'était réfugié dans une cabane au fonds des bois, se nourrisant de petites bestioles locales, mais surtout de rancoeur. Il s'élève comme un grand, qu'il finira par devenir, puisqu'au final c'est un colosse de près de 2 mètres et de 130 kilos qui viendra hanter le camp de vacances de Crystal Lake, et faire passer l'envie de jouer aux abords du lac , à tous les jeunes animateurs en quête de sensations fortes. Les premiers épisodes de la série fonctionneront selon le même principe, qui a fait ses preuves, le découpage systématique de tous ceux qui osent approcher le camp de vacances maudit, par le monstre à la machette. Les scénarii se calqueront sur ce postulat de base, pour que le film fonctionne, les ingrédients de base devront être: Des jeunes incrédules en quête de frissons - Des couples amoureux et dénudés qui rencontreront leur "petite mort" au propre comme au figuré - Une jeune fille qui court dans la fôret pour échapper au boucher du coin - Un tueur muet - Des armes blanches - Du sang - Beaucoup de sang - Des têtes qui roulent - Des bras qui tombent - Des trous dans le corps - Un fin qui ne doit pas en être une vu que des suites sont prévues. Le mythe Jason naitra définitivement à partir de l'épisode 3 de la série, " Meurtres en trois dimensions " de Steve Miner, 1982, où notre doux bambins adoptera ce petit détail vestimentaire qui fera de lui le psychopathe le plus connu du 7 ème art, un masque de hockey." Voilà pour la partie cinématographique de mon avis ... Passons à la BD en elle-même. Concernant l'histoire, l'angoisse, le sang, la machette, le masque de hockey et les jeunes couillons destinés à l'abattoir, tout est rassemblé pour faire de cette BD un remake parfait de la série cinéma éponyme. Il ne manque absolument rien. Aucun détail ne nous est épargné. Aucune goutte de sang de manque à l'appel. Aucun détail de l'anatomie humaine décortiquée ne nous sera dorénavant inconnu. Après la lecture de cette monumentale retranscription cinématographique, il n'y a plus de doute. Les jeunes américains n'ont aucun conscience du danger qui les entoure. Les jeunes américains ne sont pas plus étonnés que ça de voir leurs potes perdre la tête ou se faire fendre le crâne. Les jeunes américains n'ont toujours pas compris que l'expression "prendre ses jambes à son cou" ne s'applique pas qu'aux contorsionnistes et que faute de véhicule motorisé, la course à pied est le meilleur moyen pour échapper à un malade armé d'une machette. Les jeunes américaines ont toutes de gros...arguments. 50 % des jeunes américains sont homosexuels ou en voie de le devenir. Les jeunes américains n'écoutent pas les conseils des anciens et foncent tête baissée dans la gueule du loup. Et enfin, les jeunes américains n'ont pas vu la longue série des Vendredi 13, sinon ils se retrouveraient pas à se faire découper en tranches dans une BD. Une nouvelle fois c'est Wildstorm, qui fait partie de DC Comics pour info, qui ose et qui nous livre un ovni à ne pas mettre entre toutes les mains. Je crois que finalement je suis un adepte de ce label, et de DC en général. Je n'oublie pas Marvel, mais DC et Darkhorse osent plus et nous proposent souvent du politiquement incorrect qui me régale. Marvel se cantonne uniquement au super-héros propre sur lui, alors que le sale, le dégoutant, le sanglant, le choquant n'effraient pas DC ou Darkhorse, qui nous livrent depuis quelques temps (voir Hellblazer [Vertigo] - The Preacher [Vertigo] - The Authority [Wildstorm] - Les Exterminateurs [Vertigo] ) de véritables petites bijoux. Pour en revenir à Vendredi 13, la recette n'a rien d'exceptionnel, mais le résultat est succulent. De l'action, du presque-suspense, de la violence, de l'ultra-violence, des scènes choc, du sexe, des gros bonnets mais souvent sans bonnet, des graphismes percutant, un scénario léger mais prenant et surtout près de 150 pages. Personnellement je trouve que ce genre de BD fleure bon le renouveau. De l'originalité avec un bon vieux classique, ya rien de tel. Du coup on en redemande. Je crois même qu'une adaptation de "Massacre à la tronçonneuse" toujours chez Wildstorm, devrait parvenir au pays du fromage incéssemment sous pneu. Bon voilà...on a pas fini d'avoir peur en forêt ! Je vous recommande donc ce "Vendredi 13" là et tous ceux qui pourraient suivre... |

