
| Avis du BD-Vore:
Depuis "les oiseaux" de Hitchcock, je n'ai jamais souhaité faire de mal à un volatile. Par contre combien de fourmies, de mouches, de vers ou de grillons ont succombé au cours de mes expériences, gamin dans le jardin de mes grands parents ! Vais-je, un jour, regretter ce génocide et en payer le prix auprès de mère nature ? Il y avait-il excuse de minorité ? Pourrais-je plaider la folie passagère ou l'irrépréssible envie de savoir combien de temps un grillon pouvait-il tenir face à une armée de fourmies rouges ? Bon, si je me fais enterrer, la nature et ses soldats vers, aura sa revanche, ça compense. " Les exterminateurs ", c'est un peu la même chose... Tous ces insectes, ces rats, que des sociétés de nettoyage, éradiquent à grand coup d'injection de produits toxiques, pourront-ils , un jour, se rebeller et contre attaquer ? Telle est la question que nous posent, que se posent, Simon Oliver et Tony Moore. " Les exterminateurs - Bug Brothers " est une oeuvre très intéressante, originale et dérangeante. L'ambiance est vraiment prenante, l'intrigue est au rendez-vous et les tomes à venir devraient nous régaler et surtout nous en apprendre beaucoup plus sur le déroulement de l'action et sur l'avenir de Henry James, exterminateur débutant. L'ambiance, malsaine à souhait, nous plonge dans les bas quartiers de Los Angeles, à la rencontre de curiosités, de tout ce qui fait l'originalité et la décadence américaine, ses drogués, ses truands, ses obèses, ses illuminés, sa sexualité... Les graphismes, sans être exceptionnels, sont agréables et me rappellent ceux de Dillon dans la série Punisher. La colorisation est réussie et en parfaite harmonie avec l'ambiance locale, le récit, la crasse locale et ceux qui vivent dedans... " Les exterminateurs " est à l'image des States, curieux et attirant... La suite devrait être prometteuse... A suivre... |
Résumé Editeur tome 1:
Le monde appartient aux insectes. Nous n'en sommes que les locataires.
Entre le confort de la civilisation humaine et la violence chaotique de
la nature, il n'y a qu'un mince rempart. S'il se déchire, les deux camps
sont condamnés. Ceux qui gardent cette frontière sont les Exterminateurs.
Des bungalows aux barrios de Los Angeles, Henry et ses frères
exterminateurs de la compagnie Bug-Bee-Gone vont là où la frontière
entre l'ordre et le chaos s'amenuise, là où comme Henry va l'apprendre,
l'homme prend parfois l'allure d'un nuisible et l'insecte celle d'un
exterminateur.
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