
Avis du BD-Vore : Isaac est un gentil garçon, mari aimant, peintre rêveur et naïf, qui vit de sa passion, la peinture. Loin d'être un artiste, il se contente d'échanger ses toiles contre de quoi nourrir son ménage. Bon vivant, d'humeur constante et toujours prêt à rendre service, il évolue dans l'univers qu'il se dessine sans se faire d'illusion sur ses réelles capacités d'artiste peintre.
Heureusement sa femme, Alice, parvient à lui faire prendre conscience des dures réalités de l'existence. La vie n'est pas qu'un doux rêve rose et le trop rare argent du ménage n'est pas destiné à satisfaire les lubies de notre apprenti héros. Immature et insouciant, Isaac, dont le père a coupé tout lien financier, ne rêve que d'aventure, de voyage et de peinture. Contrairement à Alice, pour qui famille, responsabilité et travail sont des réalités incontournables. Par un curieux concours de circonstances, Isaac parvient à se faire entraîner dans une aventure qui va dépasser ses ambitions les plus folles : il devient le peintre personnel d'un puissant pirate. Embarqué sur un bateau, il devra retranscrire sur la toile la vie au quotidien de ses nouveaux amis pirates, leurs combats, leurs beuveries ou tout simplement leurs portraits. Isaac découvrira les Amériques et l'aventure ne fait que commencer ! Cette série qui a obtenue l'ALPH-ART du meilleur album au Festival d'Angoulême en 2002, n'est pourtant pas révolutionnaire tant graphiquement que du point de vue du scénario. Le dessin de Blain est basique et sans prétention, mais symphatique au demeurant. La colorisation est sobre mais s'adapte parfaitement au déroulement de l'action. Grise et noire en ville, bleue et pourpre en mer et verte, rouge, orange et jaune en Amérique, la palette des couleurs employées colle parfaitement au récit. Par contre côté scénario, rien d'extraordinaire, plutôt du déjà vu, du déjà lu. Le récit est lent et l'intrigue minimaliste, l'action tarde à venir et les rebondissements absents. Du Tintin bas de gamme. Les critères d'attribution des prix au Festival d'Angoulême demeurera, pour ma part, un mystère à éclaircir. A lire et à oublier ! |